Spinning Flower

Un blog qui parle de tricot, de filage, de laine, de dentelles, de tissage, de pays étranges et merveilleux, d'aquarelle, de plantes, et d'autres choses auxquelles je n'ai pas encore pensé... A spinning, weaving and knitting blog about wool, flowers, spind

26 mars 2009

Je soutiens le Pape

Bonjour! Je suis désolée pour celles que cela va choquer, mais je soutiens notre Pape.

Que de coups montés par la presse. Je m'étais étonnée de toutes les gentillesses qui avaient plu lors de l'ouverture des Bernardins et j'attendais le "retour de bâton". Alors quoi? Une brebis galeuse - un "même-pas évêque" négationniste - et c'est tout le troupeau ainsi que le berger qu'il faudrait brûler.
Je suis heureuse d'être catholique et si certains français ont des raisons personnelles de culpabiliser face au génocide de la deuxième guerre mondiale, tel n'est pas mon cas. Heureusement, nos amis juifs ne s'y sont pas trompés et ont apporté à ce sujet leur soutien à Benoît XVI.

Autre crime atroce! Le Pape serait contre la capote!
Le problème de la capote, c'est qu'elle n'est pas 100% efficace. Rien qu'en France, où toutes les femmes en âge de procréer (80%) ont accès à une contraception qui est majoritairement la pilule (sachant que la pilule est 100 fois plus efficace que le préservatif), une femme sur deux se trouve enceinte dans sa vie sans l'avoir voulu... Cherchez bien parmi vos amies: plus d'une sur deux! Alors qu'est-ce que ça serait si on n'avait que le préservatif! Et si à la place de tomber enceinte, on risquait d'attraper le SIDA?!? Une chance sur deux sur toute une vie??? Ajoutons à cela que la capote n'est pas considérée par l'Eglise comme un crime abominable mais que la question de son utilisation doit être traité au cas par cas, donc selon la conscience de chacun: donc? Quel est le problème? Seulement ça, apparemment nous sommes sans doute trop bêtes pour que nos journalistes nous l'expliquent.

Saviez-vous que LA MOITIE des centres de soin qui s'occupent de personnes atteintes du SIDA dans le monde, sont catholiques?

Mais l'ultime condamnation, la voilà: barbares que sont les catholiques, qui condamnent les médecins d'une pauvre petite fille de 9 ans, au Brésil, ayant avorté de jumeaux issus du viol de son beau-père. En passant, je suis frappée du manque d'informations disponibles sur ce qui s'est passé là-bas. Ce que je sais est que l'excommunication qui a été prononcée l'est en général: les personnes qui avortent s'excluent d'elles-mêmes de l'Eglise. Inversement, il suffit qu'elles souhaitent y revenir en regrettant cet acte, pour y être à nouveau accueillies. L'Eglise considère que la petite ne porte pas de culpabilité, puisqu'elle est mineure. Bon alors, où est le problème?

Laissez-nous penser si nous le voulons que l'avortement consiste à supprimer la vie d'autrui, donc qu'il pose problème en tant que tel, et que réaliser un avortement est très certainement contradictoire avec une vie de foi. Lisez le livre de Justine Lévy: dans nombre de cas l'avortement est demandé par un proche, par un ami, un patron, des parents qui ne veulent rien laisser voir. Protéger la vie de la mère? L'occident n'a jamais été aussi riche, certaines n'ont rien à craindre pour leur vie, mais plus pour le porte-monnaie du ménage. Perdre son emploi à cause d'une grossesse pour une femme, qui peut être abandonnée par son mari n'importe quand, c'est prendre un gros risque... Croyez-vous que les chrétiens ne savent pas quelles sont les détresses?
Mais malheureusement, toute grossesse comporte ses risques. Rêvez-vous à la machine qui fait des enfants et au jour où votre assureur refusera de couvrir votre grossesse car trop risquée? Déjà, certaines femmes riches ou des couples gays font porter leurs enfants... est-ce vers cela que nous allons?
Une grossesse sera de moins en moins rentable pour être défendue par notre société mercantile, et même cette société défend l'avortement des pauvres: c'est bien ça dont il est question au Brésil.
Nous demandons que les questions soient posées, qu'on aide les femmes à aller jusqu'au bout de leur grossesse au lieu de leur dire "vous avez le choix (d'avorter ou d'assumer)" en les abandonnant dans la solitude! Et aucun de nous ne peut juger de ce cas en particulier - surtout vu le peu d'information qu'on en a.

L'important est que nous savons aimer et pardonner, quel que soit le crime. Mais il faut savoir désigner le mal, savoir le nommer pour s'en libérer! Nier l'existence du mal n'a jamais permis d'en être débarrassé.

Les bien-pensants ne sont pas là lorsque chaque semaine en France 15 tombes chrétiennes sont profanées. C'est normal, pensez-donc, en moyenne deux tombes par jour! Ni lorsqu'un attentat au Nigeria, juste après celui de Bombay (130 morts), fait 300 morts, seulement des chrétiens. Ou que des petites filles Coptes d'Egypte sont quotidiennement enlevées et mariées de force à des personnes d'une autre religion. Elles ne sont pas plus vieilles que la petite fille du Brésil. On s'en moque des chrétiens, en France, aujourd'hui.

En cette période de carême, il faut relever la tête et espérer que la vérité sera reconnue, qu'on nous fera plus de justice sur le travail d'amour et de miséricorde que nous voulons accomplir chaque jour, et que ne reflètent pas ces événements montés en épingle. Je pense malheureusement que la France qui ne sait même plus apprendre à lire à ses enfants fonce tout droit vers une dictature bien méritée, du fait de l'ignorance et de l'apostasie consenties de ses citoyens. J'espère un changement, mais lequel?

Posté par fleurt à 16:21 - Broderie, philosophie etc. - Commentaires [26] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


20 octobre 2006

Pourquoi j'étais fâchée

Merci de votre sollicitude! Je n'avais pas l'intention de rester aussi longtemps sans donner de nouvelles, c'est mon travail qui m'a empêchée de poster plus tôt. J'avais retrouvé ma bonne humeur dès lundi dernier... Mais, pour celles que cela intéressent, j'avais une sorte de raison d'être de mauvais poil. Pour ne pas être traumatisé(e), ne vous forcez pas à lire la suite, ou à partager mes délires. Nulle obligation. En plus, je vais peut-être dire des bêtises.

De fait, j'ai appris il y a quelques semaines qu'un ami de terminale se mariait à New York avec un homme, à l'Eglise Anglicane, et qu'ils étaient à la recherche d'un oeuf de femme. Hors frais de mère porteuse, le prix de l'oeuf de femme, blanche, diplômée type Harvard, sportive, s'élève à 60 000 $, paraît-il.

Pendant ces quelques semaines, j'ai donc été pensive, cherchant à savoir au juste, précisément, ce qui me gênait dans cette histoire. Puisque l'on nous demande toujours: "et pourquoi pas?" lorsque nous paraissons choqués de certaines choses, il faut bien être capable de répondre. Et c'est toute cette réflexion qui m'a mise de mauvaise humeur, voilà.

Toutes les considérations politiques qui vont suivre (vaseuses?) n'enlèvent pas l'amitié que je porte à cet ami, même si je ne comprends pas ce qu'il fait il y a des raisons. Si je dis quelque chose qui vous choque, disons que la liberté d'expression est faite pour s'en servir, j'ose le faire et vous demande d'essayer de me comprendre comme j'essaie de comprendre cet ami (mais je ne parlerai pas de son cas particulier).

D'une part, la logique incestueuse de tout ce processus de légalisation du mariage gay. Si deux hommes peuvent se "marier" et exiger le droit de faire des enfants avec des femmes exclues de la relation "maritale", pourquoi deux frères, ou encore un père et sa fille ne pourraient-ils pas se marier eux non plus? Puisque la science permet d'éviter la consanguinité, on ne voit plus de raison d'être choqué par l'inceste en tant que tel. Donc, il me semble que si le droit évolue vers le mariage gay, avec l'adoption ou la procréation des enfants médicalement assistée, il me semble que le droit évoluera aussi vers une acceptation de l'inceste et de la pédophilie (je pense à un livre dont j'ai oublié le nom, qui raconte la relation revendiquée entre un père et sa fille, et à la création d'un parti politique pédophile actif aux Pays-Bas, revendiquant la pédophilie pour les enfants de plus de 13 ans).

Vous me répondrez que pas du tout, le mariage gay et l'inceste, ou la pédophilie, n'ont absolument aucun rapport. Un "mariage" est un acte qui nécessite la liberté de choisir, de la part des époux, alors qu'on peut toujours supposer que dans la relation incestueuse, quelqu'un est privé de liberté. Mais, cela ne suffit pas à créer une distinction juridique entre des mariages gays et des mariages incestueux. Il n'y a a pas d'institution laïque chargée de vérifier si l'engagement des époux est effectivement libre; les Etats se contentent de vérifier que les époux sont majeurs et sains d'esprit, auquel cas ils sont a priori libres. Le divorce permet de corriger les erreurs de jugement au moment du mariage.

Donc aucun Etat ayant accepté le mariage gay avec adoption, ne pourra à terme juridiquement s'opposer aux mariages incestueux, à partir du moment où ils seront revendiqués par des groupes et des personnes majeures capables de changer d'avis. La question de la majorité sexuelle ne cesse de se poser avec plus d'acuité.
Ou bien, vous me direz, bon eh bien, "et pourquoi pas" la pédophilie et l'inceste? Après tout, où est le mal, si les gens sont volontaires et se sont fait leur propre idée? Auquel cas, "et pourquoi pas" le cannibalisme, la zoophilie ou les sacrifices humains? Si ces hypothèses vous paraissent stupides, à moi elles ne le sont pas. L'an dernier un cannibale qui avait mangé un homme volontaire, a été jugé en Allemagne; le grand-père d'Alexandre Jardin vivait avec une guenon (est-ce bien vrai?); en Afrique du Sud, d'après Courrier International de la semaine dernière, il y a en ce moment une recrudescence de sacrifices humains. En quoi l'Europe serait-elle protégée contre ces folies, qui ont été fort répandues en d'autres temps et d'autres lieux?

Aussi, ne dites pas que je fais de la provocation ou de l'amalgame, car beaucoup de sociétés humaines ont considéré certaines de ces choses comme normales, et les ont ritualisées pour les contrôler a minima. La répétition de ce renversement de la preuve "pourquoi pas" est agaçant à la longue, où nous mènera-t-il?

D'autre part, je suis choquée par ce commerce bizarre d'oeuf de femme. Dans toute relation humaine, il y a une part d'affect. Même quand je prépare un paquet du Petit Troupeau, je pense à la personne à qui il est destiné, tout en préparant le papier de soie, les écheveaux de laine, l'huile essentielle de cèdre, je pense au plaisir de trouver le paquet dans sa boîte aux lettres, au crissement du colis que l'on ouvre etc. Donc même dans les actes commerciaux, il y a une part d'affect. Sauf qu'en vendant un oeuf de femme, on vend un morceau de personne, qui elle, n'aura aucun droit de regard affectif sur son origine, sur la mère qui l'a portée, sur la mère génétique qui lui a transmis son patrimoine génétique, une partie de ses forces et ses faiblesses physiques. En effet, tout cet affect est censé être reporté intégralement sur les deux parents adoptifs. Cette vente est donc très particulière, car elle interdit toute relation affective pour l'objet de la vente sur son origine: ce n'est pas un objet qui est vendu et pourtant il devrait se comporter comme un objet!

Au contraire, l'union naturelle a vocation à créer un être humain: c'est donc un droit essentiel de tout homme et femme, de se créer une descendance, même imparfaite. Je crains que cette valorisation économique des personnes ne pousse d'ailleurs le droit, à définir de plus en plus qui peut ou pas, faire des enfants. Finalement, cette action eugéniste est déjà à l'oeuvre, puisque l'argent du Téléthon aurait servi en grande partie à créer des tests génétiques destinés à interrompre les grossesses d'enfants atteint de myopathie (le combat contre la myopathie s'arrêtera-t-il faute de combattants?)...

Enfin, un couple infertile qui veut adopter, est dans une situation très différente qu'un couple fertile (gay ou pas) qui veut adopter. Un couple fertile qui veut adopter est tout de même bien un couple qui refuse la maternité en tant que telle: c'est-à-dire, le fait de porter un enfant avec tous les problèmes physiques et les dangers qui sont liés, vergetures, déminéralisation, surpoids, tension, diabète sans compter les choses que je ne veux pas dire car certaines d'entre vous sont enceintes. C'est un couple qui refuse l'idée même de la femme en tant que mère! (J'imagine que des arguments réciproques devraient pouvoir être développés pour la paternité et les couples de lesbiennes).

Résumons-nous: je suis choquée que ce que veuille la société ou des minorités parmi elle, devienne progressivement un droit intangible et incriticable; je suis choquée que le commerce régisse de plus en plus les rapports humains, jusqu'à notre conception et notre identité, et notre droit à l'existence; je suis choquée que le refus, voire la haine, de la maternité (et de son complément, la paternité) soit une chose de plus en plus "normale".

Oui, pourquoi pas des cochonnes OGM servant de mères porteuses, je suis sûre que ce sera moins cher qu'avec une vraie dame, et moins risqué. Peut-être que si c'est vraiment moins cher, nous y serons contraints par la sécu (parce qu'assurer les sages femmes et les obstétriciens, ça coûte cher!!).

Je pense que nous ne sommes pas des purs esprits, que notre corps a un patrimoine génétique venant d'un père et d'une mère, et que cet état de nature est un véritable cadeau, permettant de mieux connaître son origine. Nous sommes une humanité qui est humble devant la vie, nous sommes des hommes qui pouvont être humbles devant leurs prochains, parce que toute personne qui a tenu un bébé nouveau né dans les bras prend soudain
conscience que "tout le monde est né"!

Inversement, si nous créions des hommes-chimères, munis d'un patrimoine génétique parfait, peut-être sans père ni mère, mais avec des milliers de pères ou de mères, ils deviendraient bien pires que ce décrit Houellebecq dans "Les Particules Elémentaires" (Houellebecq, nommé membre d'honneur de la secte de Raël). Nous deviendrions des hommes anonymes, inconscients du poids de la nature dans notre volonté, nos décisions et notre vie, inconscients de ce qu'ils doivent aux autres, inconscients que nos défauts et le Mal nous abattent le plus souvent sans que nous le voulions, refusant la légèreté de notre biologie imparfaite. Nous créerions une humanité haïssant la faiblesse et la pauvreté, parce que ne la comprenant pas, une humanité en fait destructrice de ce qu'elle ne peut valoriser avec de l'argent, adorant uniquement l'intelligence, le pouvoir, la perfection physique, et l'argent.
Qui survivra à cela?

Voilà ce qui m'a mise de mauvaise humeur...

Peut-être que ce qui me choque le plus finalement - mais là c'est sans doute vous qui serez choquées - est ce fameux droit à définir le droit. Est-ce que parce qu'une action est autorisée par l'homme et par la société, elle est légitime et morale dans l'absolu? Non, je ne pense pas. La démocratie n'a peut-être rien à dire en matière de morale.

Posté par fleurt à 22:14 - Broderie, philosophie etc. - Commentaires [20] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 septembre 2006

Imperfection quand tu nous tiens

En ces temps de rentrée scolaire, la perfection sort de derrière les bancs d'écoliers où elle se tenait cachée. Malgré mes propres photos de blog - qui se veulent bien sûr impeccables - je suis loin d'être la fascinante Eunny, avec ses incroyables tricots!! Mon rapport à la perfection a changé depuis quelques années (car le temps passe, n'est-ce pas).

Longtemps, j'ai rêvé jusqu'à l'obsession d'être une mère parfaite d'enfant parfaite. Echec! Chaussures usées pas bien cirées ou même trop petites (d'après ma mère), soupe brûlée servie froide, toujours partie trop tôt du bureau mais jamais à l'heure chez la nourrice... D'ailleurs, la condition de créature humaine était inacceptable pour mon ange, condition trop basse à mes yeux pour toute cette beauté, ma tendresse, mon petit visage d'amour, ma princesse des îles lointaines, ma perle d'or, mon lys parfumé, mon bouton de rose, et j'arrête là ma liste interminable.

Puis les jumeaux se sont annoncés à l'échographie, tadâm. Mon mari et moi avons instantanément appelé d'autres personnes à partager mon souci de perfection, telles que ma mère, ma belle-mère, une nourrice, mes soeurs, marraines et parrains, tous accueillis à bras ouverts pour nous aider. La sage-femme me dit (Moi je lui réponds encore "merci"!): "si vous êtes trop fatiguée pour leur donner le bain, pensez qu'aucun enfant n'a jamais souffert d'en avoir raté un". Je cessai donc progressivement de réagir lorsque par exemple, on me faisait remarquer que les T-shirt à rayures ne vont pas avec les robes à pois, même à un ange. Hé, c'est qu'au moins, ma fille était vêtue, malgré les tentations de certains week-end de navigation au radar, où le pyjama s'imposerait naturellement!

Elisabeth Zimmermann, la tricoteuse, m'apprit une deuxième chose: laver un pull ou un bébé procurent des sensations similaires. Sortir de l'eau l'objet de notre attention, aimé, porté, maintenant propre et tout dégoulinant d'eau tiède, est un plaisir délicieux. J'appris à en profiter et à me laisser asperger... On n'y croit pas, mais les bains et les lessives! Quel travail, autant le faire avec plaisir.

Boum badaboum, arriva la Surprise... Toutes mes illusions sur la perfection disparurent. 4 enfants en 4 ans, événement encore appelé "la formidable aventure du mariage" ou encore, "ah, la bonne farce". D'abord je pensai: mais les femmes autrefois, avaient-elles plus de force que nous? Les excellents livres de Simone Bertière sur les reines de France me détrompèrent. Non, elles mourraient jeunes - mais en Reines - après des grossesses, fausses-couches et accouchements épouvantables, sauf certaines très, très corriaces et motivées comme Catherine de Médicis. La véritable condition humaine?!

La Surprise naquit. Eh bien, c'est fou, mais depuis qu'aucune autre image de perfection n'existe plus dans la maison sauf l'icône accrochée dans la salle à manger, tout va mieux. On y arrive. On est en retard à l'école en ayant tout oublié: papiers à remplir, gilets, photos d'identité etc, mais ça va bien quand même. Parfois on oublie de faire les courses et on mange des nouilles à la crème et au fromage, ou encore du chocolat au lait avec des tartines, tous plats bien connus pour leur équilibre diététique. Parfois on se prend la balançoire dans la figure et tout le monde vous regarde de travers au supermarché genre, celle-là, peut-être qu'elle bat ses enfants, y font des gosses et y savent même pas les éduquer. Parfois le lendemain, on (sauf que c'est pas le même "on") tombe dans les escaliers, et là, même le pharmacien commence à avoir des doutes. Parfois on coupe avec les ciseaux de cuisine les pieds des pyjamas quand ils sont trop petits, pour qu'ils durent encore un peu, mais on ne le met pas dans la rubrique "couture" de son blog.

Me retrouver moi-même? Eeeeuh, tentative en cours, mais je crains légèrement vouée à l'échec. J'attends plutôt (dans longtemps quand même j'espère) la résurrection de la chair, grâce à laquelle je retrouverai mon teint d'albâtre, mon ventre doux et plat de jadis, et mes neurones de compétition d'avant la maternité. Ca va être SUPER! (dans longtemps).

Filer et tricoter main fait aimer l'imperfection et l'attente. J'aime bien sûr acheter beaucoup de vêtements tous faits par des machines, qui bien qu'ayant l'air parfait en le sont jamais: boutons qui sautent, fermeture déglinguée ou vendeuse qui fait la gueule, sans compter les pièges cachés: teintures toxiques interdites en Europe, travailleurs esclavagés du tiers monde... L'accumulation de diversité, au contraire, tue l'ennui né de l'uniformité.

Je vous souhaite, cet automne, de déguster les figues succulentes tombées à terre, larme à l'oeil et robe déchirée comme mendiantes. Ne les cueillons pas trop tôt, ni mûres, ni bonnes malgré leur joli ensemble violet taillé sur mesure...

A part toutes ces considérations dont j'espère qu'elles ne vous ennuient pas trop, voici en cours un fil qui va me faire des surprises de couleurs au moment du retors, et un petit truc:

A bientôt!

surprise

Chose_qui_compte_ou_pas

Posté par fleurt à 11:28 - Broderie, philosophie etc. - Commentaires [36] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 mai 2006

Totalitarism, Tyranny Ltd

J'inaugure pour l'occasion une nouvelle rubrique après avoir découvert ce livre de broderie, marquoirs en liberté, où j'ai trouvé ceci, une phrase attribuée à Platon:

platon

Valérie Lejeune écrit aussi: "c'est peut-être pour ça que nous tirons l'aiguille: pour effacer le temps, le gommer afin de nous sentir riches d'en disposer à notre guise". Une forme de liberté, pour celles qui comprennent!

Il est néanmoins intéressant de pouvoir classer, selon les critères journalistiques en vigueur dans la France de 2006, Platon dans la catégorie des réacs, peut-être même bien dans celle des fascistes? Selon les mêmes critères, la Chine étant entrée dans l'OMC, les critiques se font très, très gentilles dans nos grands quotidiens nationaux, tous dûment subventionnés. Pourtant, pour plus de détails, allez voir le blog de raffa (que l'une de vous a déjà mentionné sur son site). Combien de nos vêtements sont maintenant fabriqués dans ce pays criminel? Et, qui va en parler parmi nos chers intellectuels? Personne. Il est bien plus facile de se battre la coulpe ou celle du voisin, ou encore d'une victime désignée pour l'occasion.

Voici un souvenir:

premier_point_de_croix

A bientôt!

Posté par fleurtdemalakoff à 20:44 - Broderie, philosophie etc. - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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